août 2008 |
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Il y a actuellement beaucoup de spéculation, à savoir, qu’il y aura peut-être des élections générales à l’automne. Si c’était le cas, cela pourrait retarder davantage tous les efforts en vue de faire progresser le processus de négociation collective. D’autres syndicats de la fonction publique attendent toujours une réaction de la part du Conseil du Trésor. Dans plusieurs cas, ce dernier a demandé la mise sur pied de conseils d’arbitrage. Le CT semble espérer que ces conseils d’arbitrage rendent des décisions à la baisse, qui créeraient des précédents pour les prochains groupes. Plusieurs des syndicats de la fonction publique contestent ces demandes; ils estiment que le CT n’a pas négocié de bonne foi. Dans d’autres cas, les agents négociateurs ont recours à la commission de l’intérêt public, ce qui pourrait aboutir à des grèves dans la fonction publique. Cela signifie, pour l’AECR, que nos négociations vont encore être retardées. Le Conseil du Trésor refuse d’accorder au CNRC un mandat de négocier tant que les ententes majeures du CT n’auront pas été réglées. Le CT ne veut pas que les ententes chez les employeurs distincts établissent un précédent quelconque qui pourrait être revendiqué par d’autres syndicats de la fonction publique. Le CNRC sait que nous aimerions amorcer les négociations le plus tôt possible, et que nos jugeons ces retards déraisonnables. Toutes nos conventions sont venues à expiration, et tous nos groupes ont signifié l’avis de négocier. Trois groupes, soit les OP, les PG et les TO, ont acheminé des propositions contractuelles. Le groupe TO avait fixé des dates de négociation en septembre, mais le CNRC les a annulées parce que certains membres de son équipe de négociation ne seraient pas disponibles. Les dates ont donc été reportées aux 1er, 2, 28 et 29 octobre. Nous ignorons si le CNRC aura obtenu un mandat à ce moment-là. Les dates des négociations pour les autres groupes n’ont pas encore été fixées. Nous espérions que les choses commenceraient à bouger à l’automne. Dans des circonstances normales, le gouvernement en place est très lent à approuver des mandats. Si des élections sont déclenchées à l’automne, il est fort probable que ces approbations vont ralentir davantage. L’AECR est consciente que les salaires rétroactifs ne compensent pas l’absence d’augmentations salariales opportunes. Malheureusement, la capacité de négocier en temps opportun dépend de la volonté du gouvernement à agir promptement. Cela ne semble pas être le cas à ce moment-ci. |
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