message du président




Le Président
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novembre 2008

Au cours des deux dernières semaines, vous avez sans doute entendu parler de la direction que le gouvernement compte prendre au sujet de la négociation collective dans la fonction publique. Le 18 novembre, le Conseil du Trésor a présenté ses « offres salariales finales » au noyau de la fonction publique. Ces « offres » pourvoient à une convention de quatre ans, assortie d’augmentations de 2,3 % pour 2007-2008, 1,5 % pour 2008-2009, 1,5 % pour 2009-2010, et 1,5 % pour 2010-2011.

Lundi dernier 24 novembre, en fin de journée, le CNRC a présenté à l’AECR ses « offres finales » pour toutes nos unités de négociation, même pour celles qui n’ont pas encore commencé à négocier. On nous a accordé deux jours pour répondre. Cela n'est pas étonnant; nous nous attendions bien qu’on demanderait aux employés du CNRC de faire un sacrifice, tout comme le noyau de la fonction publique. Bien que les propositions salariales soient les mêmes, on nous demande de consentir à d’importantes concessions. À notre avis, ces demandes sont déraisonnables et inacceptables. Nous savons que même si bien des membres sont peut-être prêts à accepter des augmentations salariales plus faibles pour faire leur part, les demandes de concessions sont trop excessives pour les membres de l’AECR. Nous ne croyons pas qu’on demande aux employés, dans le noyau de la fonction publique, d’accepter les mêmes concessions ou des concessions semblables. De fait, vous avez tous pris connaissance du règlement conclu par l’AFPC, qui semble pourvoir à d’importantes améliorations non monétaires.

Nous avons amorcé des communications avec le président du CNRC, ainsi qu’avec le président du Conseil du Trésor. Nous avons demandé que le CNRC retourne à la table de négociation pour discuter davantage ces offres finales, et pour réclamer des ententes dont nous pouvons tous nous accommoder. Nous n’avons reçu encore aucune réponse. Si le CNRC refuse de nous rencontrer, ou si nous ne pouvons parvenir à une entente acceptable, il est fort probable que nous soyons assujettis aux dispositions de la loi que le gouvernement entend déposer au Parlement, le jeudi 27 novembre.